Jolis bars en Bretagne sud ...
Jean-yves, chasseur breton passionné et expérimenté arpentant depuis de nombreuses années les côtes bretonnes et ses îles, nous raconte une journée de pêche marquante qui s'est déroulée l’an passé :
Le 9 avril 2008 nous étions, mon pote André et moi sur Hoédic, impatients de tester nos nouvelles combinaisons Polosub reçues dans la semaine.
Par cette journée printanière (sans vent mais pas très ensoleillée), nous chassions dans le courant à la dérive sur des platures qui remontent entre 20m et 6m.
Au bout de 8 h de chasse, toujours pas un bar en vue. Les agachons se succèdent sans aucun résultat.
Seule satisfaction de la journée nos combinaisons sur mesure nous épargnent du froid. L'eau est à 12,5 C. Je crois que si le froid nous avait taquiné en plus du peu de poisson, nous aurions déclaré forfait.
Lors d'une coulée par 19 m 50, l’espoir est de retour : Lors d’une descente, quasiment sans palmer, j'entends le bruit caractéristique d’un gros bar qui démarre ...
Aussitôt arrivé au fond, à peine le temps de me poser a l'agachon qu'un pépère qui allait se glisser dans une des dalles environnantes, prend a bout portant ma flèche dans le crane ... Séché sur le coup.
Je récupère le poisson et aperçoit un deuxième bar glisser sous une dalle. Je remonte sans palmer, passant en même temps le bar a l'accroche poisson.
Arrivé en surface, tout en me ventilant, je réarme rapidement mon Valentin de 1 m. J'appelle André, resté sur le bateau pour qu’il balise la pierre. Aussitôt dit, aussitôt fait.
Je n’attends même pas que le fil soit déroulé, je recoule aussitôt, devançant même le plomb au fond où je me positionne.
2 à 3 secondes après m’être posé, le bar surgit de la pierre, séché immédiatement, comme le précédent.
Verdict : 7,3 kg et 6,5 kg …, voila le poids de bar pour cette journée (voir la photo).
Conclusion de la journée : en chasse, il faut y croire jusqu’au bout et être bien équipé aide à supporter le froid surtout quand le poisson n’est pas au rendez-vous.
J.Y.G.